Télétravailleur, télétravailleuse, actuel·les ou futur·es, 

Comme souvent, l’organisation du travail dans le Réseau dépend largement de la direction territoriale dans laquelle on se trouve : des directrices et directeurs territoriaux atteint·es du syndrôme du 1er de la classe croient malin de faire du zèle, comme restreindre les dépenses plus que de raisons ou encore limiter les conditions de télétravail, comme ces collègues arbitrairement limité·es à 1 jour de télétravail par semaine ! 

Faisons un point non exhaustif en nous appuyant sur la note synthétique des règles et procédures d’autorisation du télétravail (à l’usage des agents et des managers), éditée par la DRH. 

Qui peut télétravailler dans le réseau ?

  • Tout le monde, sauf les agents assurant des activités d’accueil et de maintenance et/ou les collègues à moins de 50 % de temps de travail.
    Pour les Ateliers, l’accueil devrait se planifier en équipe, ainsi que l’organisation présence/distance ; si l’équipe trouve une organisation fonctionnelle, pérenne et partagée, pas de raisons de limiter le TT à 1 jour par semaine : il n’y a pas de régime d’exception pour les Ateliers, juste du bon sens dans l’organisation du travail pour bien remplir les missions. 
    Par contre, le point qui va coincer est comment les un·es et les autres vont comprendre « les activités d’accueil et de maintenance« … Il faudra se mettre d’accord avec la direction générale pour cerner ce qui peut être acceptable ou pas (on a déjà vu un·e directeur·trice d’Atelier refuser du télétravail pour que le/la collègue participe à une réunion d’équipe…).

Les 3 modalités de télétravail à Réseau Canopé 

  • Régulier : 1 demi-journée à 2 jours fixes par semaine (sauf nécessité de service) 
  • Ponctuel : 20 jours flottants par an (3 jours max par semaine) 
  • Régulier ET ponctuel : 1 demi-journée à 2 jours fixes de télétravail par semaine (sauf nécessité de service) + 1 jour max supplémentaire par semaine pris sur les 20 jours flottants (= 3 jours max par semaine). 

Les 2 modalités d’aménagements de travail 

  • Temporaire sur justificatifs (là, on sort du télétravail pour de l’aménagement de travail) : possibilité de télétravail temporaire sur justificatifs pour une durée maximale de 6 mois (renouvelable) pour raison de santé, handicap état de grossesse pour raison sociale. 
  • Temporaire « exceptionnel » : en cas de situation problématique sur le lieu de travail (conditions climatiques exceptionnelles, grève des transports, travaux , etc.). 

Où télétravailler ? 

  • En plus de son lieu habituel, on peut choisir un second lieu d’exercice du télétravail (dont tout autre site du réseau). 

Comment demander à télétravailler ? 

  • Transmettre le « Formulaire 1 » (intranet > Espace Vie de l’agent) à votre supérieur·e hiérarchique direct·e (avec l’ensemble des documents demandés).
    Ne vous auto-censurez pas : votre demande doit refléter votre envie ou vos besoins de télétravail ; c’est à la DT que reviendra le cas échéant de la refuser et de motiver ce refus. 

 

Avec une note de cadrage aussi claire, il est étonnant de constater que des DT puissent autant jouer avec les règles et semer la confusion dans l’esprit des agents.

Sur ce sujet, la FSU : 

  • Demande l’application de l’allocation forfaitaire dans le réseau (parue au JO du 28 août 2021), dès que possible (même si on imagine que Réseau Canopé retiendra le minimum possible, soit 2,5 € par jour).
  • Portera une attention particulière aux mises en œuvre du télétravail dans la fonction publique pour éviter des formes contraintes de télétravail (mieux encadrer la notion de « circonstances exceptionnelles » dans l’accord-cadre du 13 juillet) et pour proscrire le travail à distance dérégulé. 
  • Regrette que l’accord-cadre ne traite pas jusqu’au bout des biais supplémentaires d’inégalité que le recours au télétravail peut créer : accès possible ou pas au télétravail selon les catégories d’agent·es et les fonctions exercées, impact éventuel sur les carrières et inégalités femmes-hommes. 
  • Dénonce la manière dont se sont tenues les concertations de l’accord-cadre du 13 juillet : débats bâclés, précipitation, paroles très contraintes.